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lundi 31 mai 2010

Vin rouge de raisins bio: Nivatoli

 
Ce vin est assez acide, mais surtout pas d'explosion d'arômes ni de fruits suffisamment murs; L'alcool est trop présent. Pas de céphalées très bonne digestion. Trop cher pour la qualité.

Vin rouge de raisins bio: Saint Chinian le Mas des Huppes

Ce Saint Chinian  est gouleyant, l'alcool est trop présent, mais les arômes en bouche réapparaissent ensuite. Pas de céphalées bonne digestion mais un peu cher pour la qualité.

Vin rouge de raisins en biodynamie: Expression du Millésime de David Poutays



Un vin d'une extraordinaire richesse aromatique, à coup sur un faible rendement et un alcool très peu perceptible. Les fruits rouges sont dominants avec le cassis, la framboise et une touche de myrtilles. Aucun mal de tête après une consommation modérée, pas de crampes pas de bouche sèche. David Poutays est arrivé à faire un vin harmonieux et souple qui se boit avec grand plaisir sur un gigot d'agneau mais aussi sur d'autres viandes rouges, des poissons gras et de grandes salades... A ce prix une aubaine!


http://www.mounissens.com/fr/index.php

Cancer du sein et sulforaphanes

Les cellules cancéreuses sont des cellules qui portent des altérations complexes de la différentiation, de la régulation des mitoses, de l'essaimage et du métabolisme. Ces altérations génétiques intéressent plusieurs gènes qui sont par ailleurs impliqués dans la différenciation normale c'est à dire l'embryogénèse ou les processus de régénération cellulaire. Par ailleurs les populations de cellules cancéreuses contiennent des cellules souches qui seraient à l'origine entre autres des capacités évolutives de ces tumeurs et de leur résistance aux chimiothérapies. Plusieurs substances phytochimiques les phytonutriments interfèrent avec ces gènes au niveau des cellules souches et en particulier les sulforaphanes. Le broccoli mais aussi les choux, et autres crucifères contiennent des sulphoraphanes. Yanyan Li et coll ont mis en évidence que les sulforaphanes inhibent ces cellules souches ce qui confirme leur intérêt en prévention primaire et secondaire du cancer du sein.


Recommandations

1/ intégrer les crucifères dans votre régime

2/ attention la cuisson au micro-ondes détruit beaucoup les phytonutriments

3/ le chou fermenté cuit à la vapeur ou à basse température, le broccoli vapeur ou en jus de légumes, les graines de broccoli germées sont de très bonnes options

4/ une fois de plus faites doser votre vitamine D! 

5/ optimiser le rapport W3/W6, c'est à dire les apports en acides gras essentiels. Pour ce faire supprimez l'huile de tournesol et les autres huiles riches en W6, mangez vert c'est à dire des feuilles, salades, blettes, céleri, persil, épinards; des noix et du poisson sauvage gras.

6/ ce qui est très important c'est de comprendre la synergie des traitements pour les patientes qui ont un cancer du sein: arrêt du tabac, alimentation très riche en phytonutriments et basse en calorie, exercice physique sont les meilleurs alliés des traitements curatifs (radio-chimio-chirurgie).


 

 

Reference

1/ Sulforaphane, a Dietary Component of Broccoli/Broccoli Sprouts, Inhibits Breast Cancer Stem Cells

  1. Yanyan Li1,3,
  2. Tao Zhang1,
  3. Hasan Korkaya2,
  4. Suling Liu2,
  5. Hsiu-Fang Lee1,
  6. Bryan Newman1,
  7. Yanke Yu1,
  8. Shawn G. Clouthier2,
  9. Steven J. Schwartz3,
  10. Max S. Wicha2, and
  11. Duxin Sun1

+ Author Affiliations


  1. Authors' Affiliations:1Department of Pharmaceutical Sciences, College of Pharmacy, University of Michigan and 2Comprehensive Cancer Center, Department of Internal Medicine, University of Michigan; and 3Department of Food Science and Technology, The Ohio State University, Columbus, Ohio

  1. Corresponding Authors:
    Duxin Sun, Department of Pharmaceutical Sciences, University of Michigan, 428 Church Street, Room 2020, Ann Arbor, MI 48109. Phone: 734-615-8740; Fax: 734-615-6162; E-mail: duxins@umich.edu, Max S. Wicha, Department of Internal Medicine, University of Michigan Comprehensive Cancer Center, 1500 East Medical Center Drive, Room 6302, Ann Arbor, MI 48109. Phone: 734-936-1831; Fax: 734-615-3947; E-mail: mwicha@umich.edu, and Steven J. Schwartz, Department of Food Science and Technology, The Ohio State University, 2015 Fyffe Ct., 235 Parker Food Science & Technology Building, Columbus, OH 43210. Phone: 614-292-2934; Fax: 614-292-4233; E-mail: schwartz.177@osu.edu.

Abstract

Purpose: The existence of cancer stem cells (CSCs) in breast cancer has profound implications for cancer prevention. In this study, we evaluated sulforaphane, a natural compound derived from broccoli/broccoli sprouts, for its efficacy to inhibit breast CSCs and its potential mechanism.

Experimental Design: Aldefluor assay and mammosphere formation assay were used to evaluate the effect of sulforaphane on breast CSCs in vitro. A nonobese diabetic/severe combined immunodeficient xenograft model was used to determine whether sulforaphane could target breast CSCs in vivo, as assessed by Aldefluor assay, and tumor growth upon cell reimplantation in secondary mice. The potential mechanism was investigated using Western blotting analysis and β-catenin reporter assay.

Results: Sulforaphane (1-5 μmol/L) decreased aldehyde dehydrogenase–positive cell population by 65% to 80% in human breast cancer cells (P < 0.01) and reduced the size and number of primary mammospheres by 8- to 125-fold and 45% to 75% (P < 0.01), respectively. Daily injection with 50 mg/kg sulforaphane for 2 weeks reduced aldehyde dehydrogenase–positive cells by >50% in nonobese diabetic/severe combined immunodeficient xenograft tumors (P = 0.003). Sulforaphane eliminated breast CSCs in vivo, thereby abrogating tumor growth after the reimplantation of primary tumor cells into the secondary mice (P < 0.01). Western blotting analysis and β-catenin reporter assay showed that sulforaphane downregulated the Wnt/β-catenin self-renewal pathway.

Conclusions: Sulforaphane inhibits breast CSCs and downregulates the Wnt/β-catenin self-renewal pathway. These findings support the use of sulforaphane for the chemoprevention of breast cancer stem cells and warrant further clinical evaluation. Clin Cancer Res; 16(9); 2580–90. ©2010 AACR.




samedi 29 mai 2010

Sucre et fructose tout justes parfumés aux fruits de ... Corrèze

Voilà ce qu'est en réalité le produit vendu par l'agrobusiness sous le vocable confiture! C'est une escroquerie légale! 35g de fruit pour 100g de produit. Mais ce n'est pas fini, là où nos mamans mettaient du sucre de canne brun, il ne s'agit plus de que de saccharose de glucose et de fructose. Encore l'invasion du maïs qui est LA source de sirop de fructose ce que les anglo-saxons appellent le HFCS qui est du sucre de maïs traité par une enzyme pour libérer le fructose, ce même fructose qui a un pouvoir sucrant si élevé que vous pouvez mettre des fruits verts ou presque...
Imaginons que l'industrie pharmaceutique vende de l'aspirine ou il y aurait 35mg d'acide acétylsalycilique et 65mg de sucre! On aurait tôt fait de crier au scandale à l'escroquerie au profit injustifié!
Dans le cas de l'agrobusiness tel n'est pas mon propos. Le problème ce n'est pas l'agrobusiness c'est le régulateur c'est à dire l'état qui l'autorise. C'est pourquoi il ne faut faire confiance qu'à ses yeux (avec des lunettes) et lire le contenu de ce qu'on achète. Je ne recommande pas d'acheter des confitures réalisées avec du sucre et la haute teneur en sucre est une des raisons principales.
Autre remarque, ces industriels de l'agrobusiness qui n'ont pas trois sous pour faire un produit convenable ont cependant de l'argent pour la boîte de communication qui a fait l'étiquette. Et là le même modèle: le terroir fait vendre donc mettez du terroir si vous ne mettez pas de fruit! La Corrèze, rurale et politique à souhait, une terre de consensus, Chirac et Hollande tout un programme oui mais voilà les confitures de Valade c'est de la junk food!
A éviter.
Références
Les confitures Valade
http://www.lamontagne.fr/editions_locales/brive/confitures_valade_en_pleine_croissance_vertueuse@CARGNjFdJSsHFhoDBxg-.html
Confitures sans sucre ajouté
http://www.francis-miot.com/produits/gourmandise.php?famille=Confitures
Le référentiel du régulateur étatique qui a été manifestement abusé par le régulé

Les appellations trompeuses mais légales :

Elles sont régies par la directive 2001/113/CE du Conseil du 20 décembre 2001 relative aux confitures, gelées et marmelades de fruits destinées à l'alimentation humaine.
La confiture est obtenue en cuisant des fruits avec du sucre dans des proportions bien définies :
  • la confiture extra : au minimum 45 g de pulpe de fruits pour 100 g de produit fini avec du sucre raffiné ou sucre blanc raffiné
  • la confiture : au minimum 35 g de pulpe de fruits pour 100 g de produit fini avec du sucre raffiné ou du sucre blanc raffiné
  • la gelée extra : au minimum 45 g du jus clair tamisé des fruits cuits pour 100 g de produit fini avec du sucre raffiné ou du sucre blanc raffiné
  • la gelée : au minimum 35 g du jus clair  tamisé des fruits cuits pour 100 g de produit fini avec du sucre raffiné ou du sucre blanc raffiné
  • la marmelade : 20 g de pulpe, de purée, de jus extrait ou d'écorces d'agrumes pour 100 g de produit fini avec du sucre roux ou de la cassonade.

mardi 25 mai 2010

Aliments de l'agriculture biologique: quels bénéfices pour la santé?

Il y a une ambiguïté très préjudiciable à la compréhension déjà complexe de la nutrition et des effets des nutriments sur notre santé qu'il faut lever d'emblée: le bio n'est pas une assurance santé! Pour ses initiateurs au siècle dernier il s'agissait avant tout d'un projet politique concernant l'environnement. Ensuite avec les dégâts de l'alimentation industrielle chez les sédentaires humains on s'est vite rendu compte que l'alimentation avait une place importante dans la prévention des maladies chroniques et les produits de l'agriculture biologique aussi pour des raisons liées au moindre impact industriel, à l'absence de biocides et à des méthodes d'élevage extensif qui procurent des chairs et des laits de meilleure qualité.

Tout ceci est bien sur contesté par l'agrobusiness qui multiplie les initiatives pour affirmer la qualité de ses produits ou bien les supplémente avec des micronutriments manquants. Dans cette contestation de la supériorité hypothétique des aliments bio il y a trois axes principaux:

-les biocides herbicides, pesticides, fongicides et insecticides) ne seraient pas dangereux pour l'être humain aux concentrations présentes

-les aliments bio ne contiennent rien de plus que les autres

-quand c'est le cas ce n'est pas le caractère bio mais autre chose qui est en jeu, par exemple les oeufs de poule élevées en plein air contiennent des omégas 3 car elles mangent des végétaux et des vers qui en sont eux mêmes riches qu'il s'agisse de poule bio ou non...

Comme les aliments bio sont très chers, entre 30 et 50% plus chers que les non bio il y a lieu de savoir si l'allocation de ressource consentie par le consommateur est fondée ou bien s'il s'agit d'une cotisation militante.

Une revue générale en français de L Guéguen et G Pascal est parue récemment sur le sujet. Il ne s'agit pas d'une méta-analyse, on y trouve en réalité un développement des travaux américains et des conclusions un peu hâtives. Pour le reste c'est assez irrégulier et approximatif. Exemples.

 

Modes d'élevage et acides gras.

"Le mode d'élevage influe sur l'adiposité qui varie en fonction
de la vitesse de croissance et de l'activité physique
(parcours extérieur). Les produits animaux (lait, viande,
oeuf) obtenus en AB sont en général plus riches en acides
gras polyinsaturés, ce qui résulte du type de régime alimentaire
privilégié (herbe, fourrage vert) mais n'est pas propre
à l'élevage AB."

Il faut être clair et dans ce blog je l'ai rappelé plusieurs fois, ce qui est plus conforme à notre génomique ce sont les viandes et les laits de mammifères élevés en extensif à l'herbe. Même chose pour les deux pattes. En réalité les animaux et leur lait élevés en bio ne sont pas plus riches en AGPI (acides gras poly-insaturés) car le maïs et le soja en contiennent mais ils sont plus riches en AGPI de la série oméga 3 c'est à dire en alphalinolénique car ils sortent plus alors qu'en agriculture conventionnelle c'est l'élevage en hangar avec une alimentation au farines de céréales.

Mais nos auteurs oublient que l'élevage à l'herbe permet la rumination de la cellulose et la production d'acides gras conjugués qui ont des propriétés intéressantes sur le plan métabolique et qui sont absents des produits laitiers de ruminants nourris aux céréales.

 

A propos des faibles différences...

"Les teneurs en matière sèche de certains légumes obtenus
en AB ont une faible tendance à être plus élevées que
celles des mêmes légumes cultivés en agriculture conventionnelle
(AC)."

"il a été noté un faible effet positif de la culture AB sur
la teneur en vitamine C de la pomme de terre"

"Pour les phytomicroconstituants, la plupart des études
disponibles et validées concluaient à des teneurs en polyphénols
supérieures dans les légumes et fruits AB, mais pas en lycopène."

Il s'agit d'un flagrant délit de sous estimation de l'apport en micronutriments! Nous savons que cet apport est essentiel et que les aliments actuels en particulier les végétaux en contiennent moins qu'au siècle dernier principalement par l'épuisement des sols. Ainsi tout apport supplémentaire est un gain important pour la prévention des grandes maladies chroniques comme l'ont montré tant des études observationnelles qu'interventionnelles. Ainsi en achetant du bio on achète moins d'eau et plus de micronutriments. Les différences vont de 5 à 15% de différence ce qui est sensible et pourrait justifier un prix plus élevé de même qu'un bénéfice santé. 

 

S'agissant des pesticides.

"La forte exposition des applicateurs de produits
phytosanitaires, souvent mal protégés en raison d'un
manque d'information et de formation, a conduit à
des pathologies à court et long termes comme une
faible augmentation (RR = 1,3) de certains cancers
hématopoïétiques. Cette exposition a pu être jusqu'à
un million de fois supérieure à celle des consommateurs
de produits alimentaires, en particulier végétaux.
Celle-ci est très faible et présente une marge
d'exposition ou de sécurité conséquente par rapport
aux RfD ou aux DJA définies dans un cadre largement
international au sein de collectifs pluridisciplinaires
de scientifiques aux compétences reconnues. De plus,
les restrictions apportées en matière de nombre de
molécules et de doses utilisées en AC concourent à une
réduction de ces expositions." 

 

Les auteurs soulignent que ce n'est pas le but de l'article mais se hasardent à des affirmations qui ne sont que la répétition du discours réglementaire. En particulier l'argument mille fois répété de la sécurité absolue dans laquelle se trouve le consommateur au motif que chez les épandeurs de pesticides le risque d'augmentations des cancers est jugé faible (RR 1,33) ne peut être accepté. Tout d'abord le risque relatif est élevé 33% et c'est le risque absolu qui est faible (incidence des maladies cancéreuses). Il est dramatique de constater qu'une telle affirmation ait pu passer la barrière du comité de lecture! En effet un médicament qui diminue le risque de 33% est jugé très efficace même si la maladie est rare surtout qu'en la matière il s'agit d'un risque réellement mesuré et non d'un essai clinique exposant au risque de l'hypothèse nulle.


A propos des allergies

Les auteurs sont franchement en contradiction avec la littérature. Les allergies sont plus fréquentes chez nos enfants que chez ceux du siècle dernier. L'hypothèse hygiéniste est la plus probable et l'usage intensif des antibiotiques en médecine humaine ET animale y est pour quelque chose. Ce qui ressort des données assez limitées de la littérature c'est que les produits laitiers bio seraient à l'origine d'une diminution des allergies chez l'enfant! Ils contiennent plus d'oméga 3 qui sont anti-inflammatoires, des acides ras conjugués et plus de bactéries lactiques agissant comme probiotiques. Par ailleurs l'augmentation alléguée par les auteurs des allergies chez les enfants consommant des végétaux bio au motif qu'ils contiendraient plus de protéines de défense supposément allergisantes n'est soutenu par aucune série robuste dans la littérature;

 

Conclusion.

Ce commentaire n'est pas une revue de détail sur les produits de l'agriculture biologique et ses avantages en matière de santé. Il faut rester pragmatique et factuel. Il est plus important de ne pas fumer et de faire de l'exercice que de manger bio.

Manger bio n'efface rien des méfaits du tabac de la sédentarité. Manger bio avec des index glycémiques élevés et en particulier se bourrer de céréales bio est diabétogène.

En revanche pour ceux et celles qui ont éliminé les principales addictions les produits bio permettent:

-d'augmenter le plaisir car ils sont jugés à plus de 75% plus gouteux

-de diminuer la charge en xénobiotiques essentiellement hébergés par notre tissu adipeux

-d'augmenter leurs apports en acides gras oméga 3 (oeufs et viandes bio)

-de pouvoir acheter des aliments bruts absents du commerce classique comme les fruits séchés, les noix les plus variées,  les algues les aliments fermentés.

Cependant les aliments bio sont très chers et ce par manque de concurrence car les rendements tendent à s'égaliser sur plusieurs années avec des frais d'achats de semences et d'intrants beaucoup plus faibles. Leurs bénéfices en terme de santé sont difficiles à différencier en l'état actuel des connaissances des cofacteurs de la consommation de ces aliments qui sont essentiellement un mode de vie plus sain chez ces consommateurs.

Seules des études comparatives plus précises de la composition des aliments et surtout des essais contrôlés peuvent établir un tel bénéfice s'il existe. Il ne faut pour autant pas en sous estimer les difficultés. Par exemple un certain nombre de modifications épigénétiques sont liées à certaines caractéristiques du régime alimentaire ou de certains xénobiotiques. Il est encore difficile de les mettre en évidence. Il s'agit d'un sujet extrêmement important car ces mêmes caractéristiques épigénétiques peuvent s'avérer transmissibles...





samedi 15 mai 2010

Le bio industriel est il une junk food?

Ce petit caviar a tout pour être un excellent apéritif!
Pourtant et contre toute attente il contient de l'amidon de pomme de terre! Cet amidon est bien évidemment bio mais ni la quantité ni la forme chimique de cet amidon (qui dépend beaucoup du mode d 'extraction) ne sont mentionnés. Ce qui est sur c'est que voilà un insulinosécréteur dans mon caviar! Oui la junk food pénètre dans le bio industriel!
Une solution toute simple prendre un peu de temps sur l'écoute des médias et faire son caviar.
Quelsues tuyaux:
-certains biocoop vendent des tomates séchées en vrac et non pas de l'huile aux tomates séchées...
-pour les poivrons rouges utiliser des poivrons bio car les autres sont parmi les légumes les plus souvent pris en flagrant délit de dépassement des doses de pesticides ces biocides qui tuent la vie et ne sont pas si inoffensifs pour nos cellules.
-il manque un peu d'ail dans cette recette, et bien sur pas d'amidon de xanthame ou autre épaississant!
-j'allais oublier pourquoi de l'huile de tournesol bio? Nous ingérons bien trop d'oméga 6, donc restez fidèle à une bonne huile d'olive non filtrée; n'utilisez pas l'huile de tournesol qui il est vrai est moins chère...

jeudi 13 mai 2010

Le lait quel lait? Milk but what milk?

JM Bourre très habitué des médias, souvent porte parole privilégié de l'agrobusiness et paré de décorations multiples récidive dans le Figaro de cette semaine:
"Le lait et les produits laitiers sont indispensables à notre santé, à tous les âges de la vie. Le calcium qu'ils contiennent contribue massivement à assurer la solidité osseuse et la croissance de l'enfant et à protéger efficacement contre l'ostéoporose."
Hum!
Voyons les preuves.
Tout d'abord il ne faut parler du lait mais des laits. Ensuite lait et produits laitiers sont bien différents. Elémentaire mais JMB fait dans la confusion généralisatrice et c'est bien évidemment une source d'erreur majeure.
En effet rien de comparable sur le plan nutritionnel et des conséquences métaboliques entre le lait humain et le lait de vache, le lait cru et le lait pasteurisé, le lait fermenté, le petit lait ou le lait Ribot, le fromage frais de chèvre et un fromage cuit de vache, un yaourt nature et les produits laitiers avec sucre, fructose et multiples arômes de fruits etc... Ce point est essentiel car l'agrobusiness veut nous faire boire encore plus de lait en pratiquant un amalgame simpliste.
Nous allons tout d'abord parler du lait humain et du nouveau né.
Dans ce domaine après l'engouement pour les laits "maternisés" qui ne le sont pas on revient à l'essentiel, nourrir son bébé au sein est de loin la meilleure solution pour le nouveau né! Plus cela dure mieux c'est donc trois mois n'est pas le minimum syndical c'est trop peu. l'alimentation de la jeune accouchée est essentielle en particulier les apports en oméga3.
Ostéoporose.
Il est assez facile de lire les dernières revues récentes à ce sujet. Le lait ne prévient pas l'ostéoporose. C'est dommage mais c'est comme cela (3) et je trouve assez affligeant pour un scientifique de citer les autorités chinoises comme caution...
En revanche, l'activité physique, les fruits et légumes verts, les oméga3 longue chaîne et la vitamine D conservent le capital calcique, c'est un fait robuste.

"Les produits laitiers contiennent aussi des vitamines et des oligo-éléments en quantité ; on y trouve notamment sélénium et zinc aux fonctions antioxydantes majeures, ils apportent en outre des oméga 3, d'autant que nous mangeons trop peu de poissons et de fruits de mer, et nombre d'autres substances bénéfiques à la santé, y compris pour faciliter le sommeil..."
C'est bien sur le format de l'article qui oblige certainement JMB à faire un nouvel amalgame! Mais sur un point au moins son assertion est fausse dangereusement fausse: les omégas 3. Le lait apporte peu d'un seul oméga 3 l'acide alpha linolénique. Mais surtout les laits au maïs et soja soit les laits les plus courants apportent très peu de cet acide gras alors que les laits à l'herbe peuvent en apporter le double! 
 Ainsi les laits de vache sont très différents, si on veut apporter des oméga 3 il faut boire du lait à l'herbe difficile à trouver et que l'industrie empêche de labelliser. A défaut signalons que le lait bio apporte 0,7% d'acide alphalinolémique au lieu de 0,5% dans le lait de vache nourries aux céréales (maïs, soja) de l'apport total en acides gras. Enfin ce qui est important c'est que les laits à l'herbe sont plus pauvres en acide linoléïque l'acide gras mère des oméga 6 dont tous les nutritionnistes ont maintenant compris qu'il fallait le limiter en raison de l'inondation par cet acide gras du maïs dans la chaîne alimentaire, des animaux au lait, aux oeufs et aux poissons d'élevage. Ajoutons que s'agissant des acides gras oméga "longue chaîne" il n'y a pas d'apport important en dehors de supplémentation de l'alimentation des vaches ce qui pose d'autres problèmes en raison de l'hydrogénation  de ces AG supplémentés dans le rumen! Les omégas 3 longue chaîne c'est bien sur le poisson sauvage gras!



"Il est beaucoup plus dangereux pour la santé de supprimer les produits laitiers que d'en consommer."
Une telle assertion est de la science nutritionnelle d'il y a 25 ans! Ou bien un lien sponsorisé mais en cliquant  dessus je n'ai pas atteint le site de l'industrie laitière! Encore une erreur!
En réalité les conseils nutritionnels généralisés à toute une population relève d'une conception très datée  celle de considérer les humains comme issus d'un clone unique. Nous sommes tous très différents et les conseils nutritionnels doivent être personnalisés!
Pour certains le lait de vache est parfaitement inadapté car le lactose suppose une lactase active ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Environ 15% d'entre nous digèrent mal le lactose et cela s'aggrave avec l'âge. C'est surtout une question ethnique et géographique:75 % de la population mondiale a une activité lactase faible, 90 % en Afrique et en Asie, 15 - 20 % en Allemagne et seulement 2 % dans le nord de l'Europe. L'autre constituant du lait de vache les caséïnes qui forment en coagulant la pâte des fromages sont parfois très mal digérées car il s'agit de protéïnes complexes et qui sont apparues dans notre alimentation d'adulte très récemment. Là aussi si le lait entraîne de la diarrhée il peut s'agir d'une difficulté à digérer la caséïne.
Autre difficulté très fréquente et largement sous estimée en pratique médicale, le lait contient deux nutriments qui sont insulinosécréteurs (lactose et caséïne) ce qui doit être pris en considération chez le diabétique! Diminuer les produits laitiers chez le diabétique conduit à une bien meilleur équilibre du diabète.

Quelle recommandation peut on avancer?
Si vous supportez bien le lait et n'êtes atteint d'aucune maladie chronique les produits laitiers au lait cru et fermentés sont certainement les mieux adaptés. Il est tout à fait probable que nous avons consommé ce lait fermenté depuis le début de la domestication des mammifères (< 10 000 ans) avant l'invention du réfrigérateur. Le lait cru fermenté spontanément à température ambiante est un excellent aliment et c'est un test de tolérance. C'est de surcroît très gouteux et riche en bactéries utiles. Essayez les différents laits disponibles en particulier le plus léger celui de chèvre. En aucun cas il est possible de recommander les produits laitiers industriels en dehors des yaourts nature, du kéfir au lait cru ou bien du petit lait et des fromages au lait cru.
Les diabétiques doivent être très prudents avec les produits laitiers car en plus de l'insulinosécrétion le lait et les fromages sont caloriques par leur apport en graisse et ne favorisent pas la perte de poids indispensable dans le diabète type 2.
Pour ceux et celles qui sont atteints d'une maladie chronique auto-immune l'éviction des produits laitiers pendant 6 à 8 mois doit être essayé avec une évaluation sur l'évolution de la maladie.
Pour autant il y a un point sur lequel je partagerai les précautions émises par JMB c'est celui du remplacement du lait par une solution hydrique de soja cuit, improprement et fallacieusement appelée lait de soja, ou bien de la même sauce avec du riz. Chez l'enfant en particulier et chez le garçon la consommation en quantité significative de phyto-oestrogènes de soja a des conséquences et doit être évitée. En revanche l'absorption calcique est la même entre un lait de vache et une suspension de soja enrichie au calcium (2), ce qui contredit l'avis péremptoire émis par JMB. Enfin il n'y a pas de différence de prise alimentaire de calcium entre les femmes ménopausées ostéoporotiques et les autres ce qui confirme l'étude de W. Willet...
Sur ce sujet on peut renvoyer dos à dos les tout lait et les tout soja. Ils sont simplement les idiots utiles d'une industrie qui cherche du chiffre d'affaires. Certains le font par aveuglement d'autres pour l'argent. Ce n'est pas nouveau.




En conclusion JMB est un chercheur au passé très solide. Il a publié plusieurs contributions importantes dans le domaine des acides gras  et du cerveau notamment. En revanche ce sceau de respectabilité ne le met aucunement à l'abri du principe de réfutabilité qui est la base de la vérité scientifique. Ses conférences qu'il s'agisse de la viande ou du lait véhiculent des données absolument réfutables et non scientifiques. JMB est l'exemple type d'un problème franco-français. Une fois nommé à vie certains scientifiques français se croient à l'abri de toute critique scientifique. C'est une dérive de ce système rigide et centralisé qu'est l'enseignement universitaire dans notre pays. La nutrition humaine demande mieux que cette propagande pour le lait de vache industriel qu'a rédigé JMB.





Références
1/Hebeisen, D. F., F. Hoeflin, H. P. Reusch, E. Junker, and B. H. Lauterburg. "Increased Concentrations of Omega-3 Fatty Acids in Milk and Platelet Rich Plasma of Grass-Fed Cows." Int J Vitam Nutr Res 63, no. 3 (1993): 229-33.
2/
Asia Pac J Clin Nutr. 2010;19(2):243-9.

Calcium absorption in Australian osteopenic post-menopausal women: an acute comparative study of fortified soymilk to cows' milk.

Tang AL, Walker KZ, Wilcox G, Strauss BJ, Ashton JF, Stojanovska L.
School of Biomedical and Health Sciences, Victoria University, St Albans Campus, P.O Box 14428, Melbourne, VIC 8001, Australia. lily.stojanovska@vu.edu.au.

Abstract

Calcium loss after menopause increases the risk of osteoporosis in aging women. Soymilk is often consumed to reduce menopausal symptoms, although in its native form, it contains significantly less calcium than cow's milk. Moreover, when calcium is added as a fortificant, it may not be absorbed efficiently. This study compares calcium absorption from soymilk fortified with a proprietary phosphate of calcium versus absorption from cow's milk. Preliminary studies compared methods for labelling the calcium fortificant either before or after its addition to soymilk. It was established that fortificant labelled after it was added to soymilk had a tracer distribution pattern very similar to that shown by fortificant labelled before adding to soymilk, provided a heat treatment (90?C for 30 min) was applied. This method was therefore used for further bioavailability studies. Calcium absorption from fortified soy milk compared to cow's milk was examined using a randomised single-blind acute cross-over design study in 12 osteopenic post-menopausal women aged (mean +/- SD) 56.7+/-5.3 years, with a body mass index of 26.5+/-5.6 kg/m2. Participants consumed 20 mL of test milk labelled after addition of fortificant with 185 kBq of 45Ca in 44 mg of calcium carrier, allowing the determination of the hourly fractional calcium absorption rate (alpha) using a single isotope radiocalcium test. The mean hourly fractional calcium absorption from fortified soymilk was found to be comparable to that of cows' milk: alpha = 0.65+/-0.19 and alpha =0.66+/-0.22, p>0.05, respectively.
3/ Feskanich D, Willet WC, Stampfer MJ, Colditz GA. Milk, dietary calcium, and bone fractures in women: a 12-year prospective study. Am J Public Health 1997;87:992-7.

mardi 4 mai 2010

De l'orthorexie imposée et de la liberté en général

Plusieurs nutritionnistes ont (enfin) compris que les choix alimentaires conditionnent l’observance de recommandations élémentaires comme la consommation de fruits et légumes, ou bien la diminution des aliments industriels et que ces choix sont le résultat de décisions prises dans notre cerveau. C'est donc à ce niveau que se jouent toutes les stratégies de santé publique en matière de nutrition.
Alors voyant que la situation empire en clair que la consommation d'aliments industriels riches en hydrates de carbone rapides augmente voilà que certains brandissent la contrainte notamment pour les enfants et adolescents.
La liberté de choix serait à remettre en question selon certains. Nous avions les écolototalitaires et maintenant nous aurions des orthorexiques liberticides! C’est tout simlement ridicule et dangereux.
Ridicule car il est illusoire de vouloir contraindre les populations à bien manger alors même que l’industrie agro-alimentaire produit de plus en plus de produits transformés qui sont à l’opposé d’une consommation saine. Ridicule aussi parce que la nutrition conventionnelle est loin d’être certaine de ses vérités! Exemple, les graisses saturées accusées de favoriser l’athérome ou bien les recommandations sur les sur les glucides en particulier le concept (erroné) de sucres lents!
C'est dangereux comme toute atteinte à la liberté car contraindre c'est aussi déresponsabiliser, ceux qui mangent des aliments diabétogènes mais aussi les parents qui les leur ont achetés ou n'ont pas pris le temps de leur préparer autre chose que de la junk food!

Fleurs d'Hibiscus: une tisane pour hypertendus

La tisane de fleur d'hibiscus est un antihypertenseur modéré qui mérite d'être cité car ses effets secondaires sont nuls.
Une étude randomisée contre placébo récente l'atteste. S'agit-il de la richesse en anti-oxydants ou bien d'autres propriétés plus spécifiques ?
Les auteurs lient ce résultat au contenu en polyphénols et en particulier en flavonoïdes de la tisane de fleurs d'hibiscus.

Référence
Nutrition and Disease
Hibiscus Sabdariffa L. Tea (Tisane) Lowers Blood Pressure in Prehypertensive and Mildly Hypertensive Adults1–4,
Diane L. McKay5,*, C-Y. Oliver Chen5, Edward Saltzman6 and Jeffrey B. Blumberg5

5 Antioxidants Research Laboratory; 6 Energy Metabolism Laboratory, Jean Mayer USDA Human Nutrition Research Center on Aging at Tufts University, Boston, MA 02111

In vitro studies show Hibiscus sabdariffa L., an ingredient found in many herbal tea blends and other beverages, has antioxidant properties, and, in animal models, extracts of its calyces have demonstrated hypocholesterolemic and antihypertensive properties. Our objective in this study was to examine the antihypertensive effects of H. sabdariffa tisane (hibiscus tea) consumption in humans. A randomized, double-blind, placebo-controlled clinical trial was conducted in 65 pre- and mildly hypertensive adults, age 30–70 y, not taking blood pressure (BP)-lowering medications, with either 3 240-mL servings/d of brewed hibiscus tea or placebo beverage for 6 wk. A standardized method was used to measure BP at baseline and weekly intervals. At 6 wk, hibiscus tea lowered systolic BP (SBP) compared with placebo (–7.2 ± 11.4 vs. –1.3 ± 10.0 mm Hg; P = 0.030). Diastolic BP was also lower, although this change did not differ from placebo (–3.1 ± 7.0 vs. –0.5 ± 7.5 mm Hg; P = 0.160). The change in mean arterial pressure was of borderline significance compared with placebo (–4.5 ± 7.7 vs. –0.8 ± 7.4 mm Hg; P = 0.054). Participants with higher SBP at baseline showed a greater response to hibiscus treatment (r = –0.421 for SBP change; P = 0.010). No effects were observed with regard to age, gender, or dietary supplement use. These results suggest daily consumption of hibiscus tea, in an amount readily incorporated into the diet, lowers BP in pre- and mildly hypertensive adults and may prove an effective component of the dietary changes recommended for people with these conditions.

* To whom correspondence should be addressed: diane.mckay@tufts.edu